Le mouvement électoral tectonique en Suisse alors que le parti vert prend pied

SuisseLes membres du Parti vert suisse réagissent après l'annonce des premiers résultats lors de l'élection générale d'octobre 20, 2019, dans la capitale suisse, Berne. - La Suisse comptait les suffrages lors d'une élection qui pourrait donner lieu à des gains sans précédent pour les partis qui exigent une action climatique audacieuse et un glissement possible pour la droite anti-immigrée. (Photo de Fabrice COFFRINI / AFP)
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La folie du changement climatique a imprégné la culture politique européenne, comme en témoigne l'ascension du parti vert en Suisse. Pour la première fois, il a obtenu 13.2% du vote national, dépassant largement les résultats précédents et même leurs propres attentes. ⁃ Éditeur TN

Le Parti vert suisse a réalisé des gains historiques lors des élections nationales dimanche, tandis que la droite anti-immigrée est restée le plus grand parti au parlement malgré un dérapage de son soutien.

Les résultats définitifs ont confirmé une prévision pré-vote selon laquelle les préoccupations croissantes concernant le changement climatique déclencheraient une «vague verte» électorale.

Les résultats marquent «un changement tectonique», a déclaré le président du Parti vert, Regula Rytz, et le parti de gauche a appelé à «la convocation urgente d'un sommet national sur le climat».

Les Verts ont obtenu un soutien de 13.2, dépassant leur projection pré-électorale et marquant un sursaut de six points sur leurs performances 2015.

Les libéraux verts - un parti écologiste avec des politiques socio-économiques libertaires - ont également gagné du terrain, recueillant 7.8% des voix contre moins de 2015% en XNUMX.

"C'est plus qu'une vague, c'est un raz-de-marée à l'échelle suisse", a déclaré à l'AFP le politologue Pascal Sciarini.

L’attention se portera rapidement sur la question de savoir si les Verts - ou une coalition des deux partis écologistes - exigeront l’une des sept positions ministérielles partagées entre les principaux partis politiques.

Le Parti populaire suisse (SVP), qui a été accusé à plusieurs reprises de diaboliser les migrants, a obtenu 25.6% des voix.

Mais c’est moins le pourcentage de 29.4 qu’il a généré dans 2015.

Le politologue de l'Université de Lausanne, Oscar Mazzoleni, a déclaré à l'AFP que les résultats montraient que l'UDC avait du mal à attirer les jeunes électeurs alors que sa base électorale vieillissante était moins motivée à voter qu'en 2015, lorsque la crise des migrants en Europe était à la «première page».

L'UDC est également le seul grand parti qui ne s'est pas engagé à poursuivre une action climatique plus audacieuse, ayant constamment dénoncé «l'hystérie climatique» dans la politique suisse.

«Nous savions que nous allions subir un revers», a déclaré le sénateur SVP sortant Oscar Freysinger sur RTS.

"Mais le point important reste qu'avant de sauver la planète, nous devons sauver la souveraineté suisse", a-t-il ajouté.

En plus de mettre en garde contre les menaces d'immigration, le SVP a également construit sa marque en condamnant l'influence de l'Union européenne dans la Suisse non membre de l'UE.

Dans le cadre du système politique unique de la Suisse, l'élection décide des 200 députés de la chambre basse et des 46 sénateurs élus pour un mandat de quatre ans, mais la composition du Conseil fédéral exécutif ne sera décidée qu'en décembre.

Selon la soi-disant «formule magique» de partage du pouvoir, six sièges du cabinet sont partagés à parts égales par l'UDC, le Parti socialiste et le Parti démocrate libre (PLR) de droite, les démocrates chrétiens centristes détenant le septième siège.

La présidence tourne chaque année.

Les Verts ont terminé quatrième, battant de peu les démocrates chrétiens, mais on ignore quand ils se joindront au gouvernement.

La gouvernance suisse repose fortement sur le consensus, et beaucoup ont exprimé leur réticence à démettre les chrétiens-démocrates, qui ont siégé au cabinet depuis la mise en œuvre de la formule en 1959 et représentent le bloc centriste de la Suisse.

Les Verts de gauche préféreraient occuper un siège au Conseil fédéral issu du PLR de droite, mais devront peut-être former une alliance difficile avec les libéraux verts.

Mais la chef du parti, Rytz, a clairement indiqué qu'elle pensait que les Verts appartenaient au gouvernement.

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