Trump The Technocrat: Les analystes s'emparent enfin de la situation dans son ensemble

Wikipedia (Gage_Skidmore)
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Note de TN: Trump n'est certainement pas un politicien au sens traditionnel du terme, n'ayant jamais brigué un mandat à quelque niveau que ce soit. En tant qu'homme d'affaires, chaque problème a une solution financière, ou «accord», qui ferait disparaître le problème. Cette approche pragmatique de la résolution de problèmes est typiquement technocrate, comme Mario Monti et Georges Papademos ont été nommés par l'UE comme PM d'Italie et de Grèce, respectivement, en 2010. Les électeurs américains demandent simplement des solutions qui fonctionnent.

Nous avons fini par associer le terme «technocrates» au genre d'experts non élus et non politiques qui siègent au sein des gouvernements européens, en particulier ceux qui répondent à la récente crise financière qui a dévasté plusieurs économies dans ce pays. Par exemple, des économistes comme Mario Monti, Premier ministre italien de 2011 à 2013, dirigeant un gouvernement de technocrates à la suite de la crise de la dette italienne. Leur tâche ne consistait pas à transformer le statu quo économique en Italie, mais à utiliser leurs connaissances et leur expertise pour réparer l'économie de ce pays.

En fait, les «technocrates» étaient considérés comme un terme d'abus dans les 1960 et les 1970. Il a ensuite été utilisé par des intellectuels américains, en particulier de gauche, pour décrire les économistes, ingénieurs et scientifiques qui jouaient désormais un rôle essentiel dans la prise de décisions en matière de politique intérieure et extérieure. Selon les critiques qui ont été invitées à construire des structures transportant le sang humain de New York à Chicago, votre technocrate moyen vous dirait combien coûterait un tel projet et combien de temps il faudrait pour le mener à bien, mais s'abstiendrait de demander question très basique: Pourquoi diable avez-vous besoin de transporter du sang humain de New York à Chicago?

Robert McNamara, ancien président de Ford, et plus tard secrétaire à la Défense lors de l'escalade de l'implication américaine dans la guerre du Vietnam, était considéré comme l'archétype du technocrate détesté, qui, comme le reste des meilleurs et des plus brillants à Washington, n'est jamais arrivé remettre en question les fondements intellectuels de l'intervention militaire américaine en Asie du Sud-Est, ou d'ailleurs, de l'ensemble de la stratégie américaine de la guerre froide.

McNamara cherchait plutôt des moyens de faire fonctionner cette politique, de la rendre plus rentable. Mais ce qu'il a omis de prendre en compte, avec d'autres technocrates, c'est que la politique étrangère, à l'instar des autres affaires sociales, implique des êtres humains et non des machines pouvant être calibrées pour répondre à nos besoins. D'une certaine manière, il incombe aux dirigeants politiques de prendre des décisions en fonction des besoins de leurs sociétés respectives ou, dans le cas de la politique étrangère, de leurs communautés nationales (sous la forme d'un «intérêt national»). Ce n’est qu’alors que l’on engage les technocrates les plus talentueux pour appliquer leurs décisions.

De ce point de vue, le général David Petraeus, principal architecte de la «vague» 2007 en Irak, était un autre technocrate qui avait réussi à concevoir et à mettre en œuvre une politique de sécurité à Bagdad et dans la province d'Al Anbar. Il ne s'est jamais demandé si la décision de renverser Saddam Hussein et d'envahir l'Irak était logique du point de vue des intérêts nationaux des États-Unis. Petraeus n’a donc pas envisagé la possibilité que, même si la «poussée» ait pu aider à réparer le véhicule américain, cela ne change rien au fait que nous roulions vers une impasse en Mésopotamie.

Si nous faisons cette distinction entre les dirigeants politiques et les technocrates, cela peut nous amener à conclure que s’agissant de Donald Trump, nous avons peut-être mal interprété la «chose» dans son ensemble. Trump n'est pas prêt à devenir un leader politique. Il est le technocrate ultime, un homme qui aime régler les problèmes de la même manière qu’il a contribué à faire revivre le commerce qu’il a hérité de son père. Contrairement à nos grands présidents, il n’a pas vraiment une idée de ce qu’est l’Amérique, une perspective généralement fondée sur la lecture de l’histoire, sur un ensemble de valeurs (religieuses ou autres) et sur un sentiment pour le Zeitgeist actuel.

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Mad AsHell

Trump n'a peut-ĂŞtre pas de sentiment pour le Zeitgeist actuel de la nation, mais lĂ  encore, aucun des politiciens actuels ne le fait non plus… L'histoire amĂ©ricaine telle qu'elle a Ă©tĂ© enseignĂ©e il y a 30 ans a Ă©tĂ© effacĂ©e…. Les progressistes libĂ©raux d'Ă©lite (socialistes / communistes) ont pris le contrĂ´le des MEDIA des AmĂ©riques, des Ă©coles, des syndicats, des deux partis politiques, des Ă©glises et mĂŞme du système judiciaire. Cette guerre silencieuse dure depuis la fin de la Première Guerre mondiale et touche maintenant Ă  son paroxysme. Les conservateurs doivent se battre pour l'AmĂ©rique dont nous nous souvenons sur tous les fronts de toutes les manières possibles. Ne laissez plus les libĂ©raux dĂ©former la vĂ©ritĂ©. ma... Lire la suite »

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