Oh Canada: la police surveille les comportements «négatifs» dans une base de données «à risques»

La Presse Canadienne Images / Lars Hagberg
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"Bonjour. Je suis du gouvernement et je suis là pour vous aider. Ce que vous dites sera probablement utilisé contre vous. Il s'agit d'un élément de «police prédictive», ou pré-crime, qui cherche à déterminer à l'avance où un crime se produira. ⁃ Éditeur TN

Au Canada, la police, les services sociaux et le personnel de la santé utilisent des bases de données partagées pour suivre le comportement des personnes vulnérables, notamment des mineurs et des personnes sans abri, sans grande surveillance et souvent sans consentement.

Les documents obtenus par le ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels (MSCSC) de la carte mère de l'Ontario au moyen d'une demande d'accès à l'information montrent qu'au moins deux provinces, l'Ontario et la Saskatchewan, gèrent une «base de données de suivi axée sur les risques» utilisée pour collecter des informations extrêmement sensibles. sur la vie des gens. Les informations contenues dans la base de données indiquent si une personne consomme de la drogue, a été victime d'une agression ou vit dans un «quartier négatif».

La base de données de suivi axé sur les risques (RDT) fait partie d’une approche collaborative du maintien de l’ordre appelée le modèle Hub que les flics partenaires, le personnel scolaire, les travailleurs sociaux, les travailleurs de la santé et le gouvernement provincial.

Les informations sur les personnes considérées comme «à risque» de devenir des criminels ou des victimes de préjudice sont partagées entre les agences civiles et la police et sont ajoutées à la base de données lorsqu'une personne est évaluée pour une intervention rapide destinée à réduire son niveau de risque. Les interventions peuvent aller d’un coup de porte et d’une discussion à une hospitalisation ou à une arrestation forcée.

Les données de la RDT sont analysées pour identifier les tendances (par exemple, une augmentation marquée de la consommation de drogue dans une région donnée) dans le but de générer des données de planification permettant de déployer efficacement les ressources et de créer des «profils de communauté» susceptibles d'accélérer les interventions dans le modèle Hub. selon un rapport 2015 de Sécurité publique Canada.

Saskatchewan et Ontario Les fonctionnaires disent que les données de la RDT (parfois appelée «base de données Hub» en Saskatchewan) sont «désidentifiées» en supprimant des détails tels que le nom et la date de naissance des personnes, bien que les experts de la carte mère aient parlé de cette épuration afin qu'elle ne soit jamais utilisée pour identifier un individu est difficile sinon impossible.

Une enquête menée par une carte mère (qui consistait à parcourir les documents du MSCSC, de la police et de la ville) a révélé que, dans 2017, les enfants âgés de 12 à 17 constituaient le groupe d'âge le plus fréquemment ajouté à la base de données dans plusieurs régions de l'Ontario et que certaines interventions étaient effectuées sans consentement. Dans certains cas, des enfants âgés d’à peine six ans ont fait l’objet d’une intervention.

Le modèle de centre cherche à mettre en relation la police avec les membres de la communauté afin d’évaluer les personnes potentiellement à risque pour des interventions.

Par exemple, un agent de police peut être appelé pour réagir à maintes reprises au comportement perturbateur mais non criminel de quelqu'un. Selon le modèle de centre, l'agent peut signaler la situation de la personne au centre (ce qui peut inclure du personnel d'organismes d'aide à l'enfance, de traitement de la toxicomanie ou d'aide au logement) et demander si d'autres organismes peuvent intervenir.

Au cours de l’évaluation qui suit, les informations sur la personne sont partagées entre les participants et entré dans le RTD. Les responsables de l'application de la loi, les travailleurs sociaux et les agents de santé locaux peuvent connaître l'identité de la personne, mais lorsque les informations sont ajoutées au RDT, les détails susceptibles d'identifier la personne ne sont pas censés être inclus. Si les organismes décident collectivement que la personne présente un niveau de risque «extrêmement élevé», une intervention est déployée. Les interventions peuvent avoir lieu sans consentement si les praticiens du Hub estiment qu'une personne présente un risque élevé de préjudice.

Plus que 100 Hubs opèrent maintenant dans des villes et villages du Canada et des États-Unis, 37 en Ontario (où les carrefours sont généralement appelés tables de situation) contribuant à la base de données de suivi axée sur les risques à partir d'avril 2018, selon les documents du MSCSC. Au total, 55 devrait contribuer d'ici la fin de cette année.

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